Dans les coulisses
de l'atelier...
C'est dans cette rubrique que nous partageons les restaurations marquantes, des détails d'étapes de fabrication, les petits ou les grands défis du quotidien, etc.
À chaque avancée de l’atelier, des éléments seront ajoutés.
Histoire à suivre...


La belle excentrique...
J'ai eu la chance de travailler sur cette musette du III qui m'a demandé beaucoup de temps de réflexion avant d'intervenir dessus : sa conception atypique m'a donné du fil à retordre pour trouver les bons compromis et permettre à l'instrument de faire entendre à nouveau sa voix. Ce fut un vrai défi !
Au final, elle sonne à 410Hz.



En voici un petit aperçu !
Autre restauration
Cette musette du III a la particularité d'avoir une petite clef de La en plus de la grande clef de La sur le grand chalumeau.
Aussi, son bourdon est très intéressant car les haute-contres sont séparés. En effet, d'ordinaire une seule anche donne les notes de C et D qui se retrouvent côte à côte sous une même layette. Ici, chaque note possède sa propre anche ce qui permet un accordage plus aisé.
Cette musette sonne parfaitement en Sol-Do 388Hz. Sur demande du propriétaire, je l'ai montée à 392Hz. Aucune modification particulière n'a été apportée à cet instrument. C'est juste le travail sur les anches qui a permis de monter le diapason.




En voici un petit aperçu !

Décoration du dôme
Motif à "dents de scie" ou "dents de loup".
Après le tracé des dents autour du centre du dôme, chaque dent est taillée et ajustée une par une. Une fois toutes les dents insérées, la finition se fait au tournage.
Travail de patience récompensé par la magie du résultat.



Finition au tour.
Étude d'un bourdon
L'atelier a eu la chance de pouvoir réaliser les relevés d'un magnifique bourdon à 3 modes de la fin du XVIIe, estampillé "Lissieu". L'étude de ce dernier a révélé une grande complexité et une incroyable ingéniosité dans sa conception. Comme à chaque fois, face à un instrument ancien de cette qualité de facture, on reçoit une leçon d'humilité qui force le respect et l'admiration.
Après plusieurs semaines de travail, l'atelier a pu mettre au point une nouvelle version de ce bourdon.




La dernière nouveauté sur
les tenons des chalumeaux
Certaines musettes anciennes possèdent un filetage sur les tenons des chalumeaux assurant ainsi un bon maintien dans leur boîte. En effet, les mouvements de pression exercés par les doigts du musicien sur les clefs du petit chalumeau notamment, font que ce dernier se déchausse petit à petit et peut tomber subitement. C'est pourquoi la présence de ces filetages sur les tenons est indispensable.
Aujourd'hui, afin d'éviter tout désagrément, nous le faisons systématiquement. La nouveauté est que, jusqu'à présent, ce filetage était une pièce rapportée en matériau synthétique, collée et chevillée sur le tenon des chalumeaux. Désormais, l'atelier est en mesure de le tailler directement dans la masse, comme les instruments du XVIIIe.

Filetage d'un tenon de musette XVIIIe

Filetage d'un tenon de musette réalisé à l'atelier
